Publié le 24/05/2009 à 21:02 par blometprepagrr
Le Parnasse (1852-1893)
Si les Parnassiens se voient comme des continuateurs du romantisme, ils entendent renouveler la poésie.
=> aucun parmi eux ne reconnaît son monde dans l'univers sans limite du romantisme prophétique (horizon barré par la mort des Dieux-science et l'échec de 1848)
Une mouvance floue
hétérogénéité de l'oeuvre
=> Poèmes saturniens (Verlaine) poèmes spécifiquement verlainiens ("Paysages tristes") mêlés à des poèmes d'inspiration baudelairienne comme "Sérénade"
point de ralliement : culte du beau vers
≠poètes confondant la poésie avec l'expression débraillée du sentiment
≠partisans d'un art directement utile
≠Second Empire, régime et société antipoétiques
Une poésie savante
Leconte de Lisle vise la réconciliation de l'art et la science // émergence positivisme
certitude que le Salut ne se trouve que dans le retour au passé ou l'évasion dans l'exotisme
poésie savante voulant participer au dév de la philologie, de l'archéologie, de la mythologie comparée
=> Les Trophées J-M Heredia : poésie du mémorable, confondant les genres épidictique et épique, partie à la conquête des splendeurs absentes de l'ici-maintenant, et, les ayant conquises, exposant ses "trophées"
brise une organisation d'abord temporelle pour faire prévaloir la contemporanéité des gestes de célébration d'un ailleurs
importance de la fantaisie (Émaux et camées Gautier), et du rire (Nouveau Parnasse satyrique Mallarmé)
volonté de connaître les règles de la poésie
travail sur rimes et rythmes : plus grand sérieux et plus grande fantaisie apportés à la versification
intérêt pour les formes fixes, en particulier le sonnet, mais aussi la ballade, le rondeau, le rondel, le triolet
forme plus souple de la chanson populaire
dimension sonore omportante mais dominée par celle picturale et sculpturale
exaltation du travail de la forme, comme mise à distance de l'émotion
valorisation de l'effort et de la volonté aux dépens de l'inspiration (suspectée de n'être qu'un relâchement de l'effort) => atteindre la Beauté éternelle
impassibilité qui tient de l'effacement du moi => structure énonciative de poèmes monodramatiques qui font surgir du silence et de l'oubli les voix du passé / lyrisme sentimental présent dans majorité des productions parnassiennes, les autres n'étant jamais coupées du sentiment
Isolement
poésie qui dit refouler les désordre et angoisses de la société
mais pourtant, le "poème-vitre" ne protège en son autonomie le travail du poème que de manière fragile => la vitre ne peut pas ne pas faire entendre ce dont elle isole ; les bruits menaçants de la société moderne
congédie l'optimisme de la prophétie romantique / pour Baudelaire dans une poésie dont le seul avenir possible est la mort
dépolitisation de l'œuvre (≠romantiques)
revendication du renoncement à toute renommée
"L'art pour tous" est une "hérésie" (Mallarmé)
fragmentation du Parnasse en groupuscules (au départ basé sur amitié entre ses membres)
L.
Publié le 24/05/2009 à 20:59 par blometprepagrr
L'âge de Malherbe (1600-1630)
Un réformateur?
rompt avec la tradition ronsardienne qui voulait enrichir la langue française // dans un contexte de mouvement de la poésie vers plus de douceur et d'abstraction / a lui même une inclination pour le baroque
porte à son comble une des tendances profondes de la poésie de cour => la recherche d'un style fluide, plus abstrait, plus clair et plus harmonieux qui soigne particulièrement les constructions antithétiques raffinées
Disciple et émule de Bertaud, Malherbe lui est redevable de ce goût pour la rigueur abstraite et régulière. Bertaud et Du Perron prônent la restriction du voc poétique, contre ses excès et ses archaïsmes. Malherbe ne fait que s'approprier des éléments déjà bien en place, pour leur donner leur plein développement.
Le lyrisme malherbien
poésie didactique qui accumule les exempla et veut éliminer jusqu'à la présence de l'énonciateur => méditation universelle sur la condition humaine
devient poète officiel vers 1605 => fixe un modèle d'ode encomiastique (= louange) qui recourt à l'héroïsation du prince
Même si c'est une représentation hyperbolique, il use d'un style dépouillé : le mythe, à l'état nu et abstrait, n'en est que plus imposant dans son évidence conceptuelle.
nbx vers de ballets et sonnets pour la cour // vers amoureux sur le roi Henri IV, ainsi qu'à son propre compte
Il est d'un tempérament brutal et grossier => écrit aussi des poèmes pornographiques // siècle de vogue des poésies libres
La leçon de Malherbe
Sa poésie systématise les grandes tendances à la fluidité, à l'ordre et à l'abstraction.
Malherbe corrige constamment les poèmes des autres et les siens => recherche du purisme linguistique
≠ l'ambition de la Pléiade
=> il faut épurer la langue fr de ses emprunts au latin, à l'espagnol et à l'italien, ainsi que de tous ses termes techniques et de tous les mots "bas", "sales" (≠Victor Hugo dans "Réponse à un acte d'énonciation")
forge l'idéal stylistique mondain et classique (juste milieu entre pédantisme et trivialité) => imite le plus possible la conversation polie des honnêtes gens / art compréhensible par le public non spécialisé (≠Pléiade)
censure les métaphores trop ambitieuses pour leur préférer une simplicité sublime
proscrit dans sa métrique l'enjambement, les rimes suivies, l'hiatus / recommande les rimes riches
grand souci de l'harmonie musicale du vers
Il rapproche le poète de l'orateur, en déplaçant le centre de l'invention vers l'élocution => primat de l'art sur l'inspiration
Travailleur acharné et besogneux, Malherbe préfère trouver la vérité poétique dans une quête de perfection formelle, qui soumet l'imagination à la censure du jugement et de la raison. Ce qui compte dans la création, c'est le "métier" du poète-artisan. (=> Ponge Pour un Malherbe)
On peut se demander si un tel souci de perfection n'a pas contribué à stériliser prématurément l'imagination lyrique
=> reproche que lui adressent héritiers de la Renaissance tardive et des modernes, comme Saint-Amant...
L'efflorescence du classicisme (1661-1680)
Préparé pendant tout le XVIIème siècle par l'influence des malherbiens, porteur d'une esthétique de la variété, de l'agrément, du naturel et de la grâce, le classicisme plaide pour plus de solidité et de profondeur. C'est une nouvelle génération de poètes qui rejette les faux brillants des concettistes, après avoir assimilé les leçons des maîtres contemporains et se détourne du modernisme du baroque pour se retremper aux sources de l'Antiquité.
La Fontaine
Poète de la synthèse classique, il assimile et s'approprie toutes les influences dont hérite son époque, y compris le Moyen Âge, le roman héroïque, la poésie baroque (=> notamment Saint-Amant). Son retour à la grande tradition antique, en particulier virgilienne et horacienne, est dominé dans un lyrisme authentiquement personnel.
Fables (1668-1694)
épopée miniature, somme de toute la tradition poétique filtrée par une longue expérience personnelle
1ère publication :
intention esthétique : faire accéder au "langage des dieux" le genre scolaire en prose, mineur et dédaigné. public visé par cet ouvrage s'étend à l'ensemble du public mondain
dans un style naturel : évite pédantisme et tempère le ton moralisateur de l'apologue
poésie morale qui mêle l'utile à l'agréable : apologue doucement accepté par ornements du style // plaisir du conte
réflexion métapoétique => fiction à valeur heuristique à la façon du mythe platonicien : un mensonge supérieur qui permet d'accéder à la vérité
œuvre ouverte => intertextualité mise en évidence
connaît 2 autres publications :
=> plus complexe et plus galante que la 1ère: poétique du charme et de l'élégance
=> testament du poète et somme de son expérience humaine
œuvre qui n'a cessé de se métamorphoser pour tendre à la vérité d'un homme dans l'approfondissement du lyrisme intérieur
Les moralités comportent pls niveaux d'application. Le choix initial de la métaphore animale ramène l'homme à sa bestialité profonde, à la violence de ses appétits et à la férocité de ses passions. La sagesse des fables apprend à l'homme à se connaître lui-même.
vision sévère des passions => atticisme stylistique, expression d'un regard sans concession sur la nature humaine
peinture de la misère de l'homme privé ou en société, des ruses, lâchetés, traîtrises offre tout un univers de violence cynique
=> mais La Fontaine propose une solution : y échapper dans la retraite
"Miracle de culture"(Gide), les Fables proposent une synthèse originale des grandes philosophies morales sur un ton personnel qui joue de tous les registres, de la distance ironique à la confidence lyrique.
Boileau
Partisan des Anciens comme La Fontaine, Boileau s'engage toute sa vie au service d'un idéal de perfection littéraire. Il prouve aussi que le classicisme n'est ni impersonnel ni figé, lui qui met sa verve caustique au service de la vérité et de la raison.
verve satirique, comme chez Juvénal => procède d'une révolte / manifestation d'un homme sensible qui s'indigne devant l'iniquité et les abus
son écriture = "esthétique de la vérité"
style simple, même violent Boileau reste tjrs bienséant ≠style rampant, outrances du début du siècle
=> exact à-propos de l'idéal ascétiste de la pointe
Son œuvre
Satires : réflexions critiques et théoriques / pittoresque descriptif reprend Saint-Amant
compose à l'exemple de Horace un Art poétique (1674), dans lequel il recourt à la vivacité piquante du style satirique.
=> contribue à disqualifier pour près de 3 siècles les poètes baroques, burlesques et concettistes.
coupe le fil de la tradition fr : taxe Ronsard d'archaïsme et formalise la leçon de Malherbe, son idéal du vers impeccable...
Son atticisme vante la contrainte fécondante, qui soumet le génie enthousiaste à la sévère censure du jugement rationnel et critique, ainsi que la patience exigée par le métier des vers ; "Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage" (≠ outrage surréaliste)
redéfinit le sublime, par delà le grand style de la rhétorique antique, comme "l'extraordinaire, le surprenant", la révélation soudaine d'une beauté et d'une profondeur insoupçonnées à la faveur d'un choc esthétique imprévu
Querelle des Anciens et des Modernes
Contre le zèle courtisan et naïf de Perrault, l'idéalisme de Boileau place la perfection littéraire hors de portée d'une époque particulière et la fait échapper à la contingence particulière en la reconnaissant dans un bonheur fulgurant de l'expression, don gracieux offert au génie.
ce "dernier des Anciens" est plus moderne que les Modernes dans son classicisme même => retrouve la quintessence de la rhétorique, libérée du fatras de ses règles et de ses préceptes normatifs
Bonne chance pour demain!
L.
Publié le 24/05/2009 à 20:58 par blometprepagrr
A influencé Valéry et Ponge(poètes soucieux du détail de leur art)
Baudelaire:"Je connais un poète d'une nature toujours orageuse et vibrante qu'un vers de Malherbe symétrique et carré, jette dans de longs extases"
La technique compte avant tout. contrairement à RONSARD ne croit pas au mira
Publié le 24/05/2009 à 20:49 par blometprepagrr
Marot et Les Grands Rhétoriqueurs
Fidèles aux allégories du Roman de la Rose (un des premiers romans moyenägeux du m^type Tristan et Iseult), sont plus soucieux de la forme que de la sincérité de l’inspiration et du sens.
Raffinements de style, acrobaties de versification
Compliquent le difficulté par des recherches de « rimes-calembour « ou rimes équivoquées(fi-début de vers) ou encore holorimes(rime qui s’étend sur tut le vers). Ex :
[i]Par le bois du Djinn où s’entasse de l’effroi
Parle, bois du gin ou cent tasse de lait froid[/i]
Petit conseil : peut être rapproché de Desnos !
Ont écritdes rondeaux, des badinages précieux. On perçoit dans certains poème un art de dire des riens avec grâce. Simplicité au niveau du sens(ce n’est pas ce qui compte).
[i]Dedans Paris, ville jolie D’honnêteté elle est saisie
Un jour passant mélancolie Et je crois, selon ma fantaisie
Je pris alliance nouvelle Qu’il n’en eut guère de plus belle
A la plus gaie demoiselle Dedans Paris.
Qui soi d’ici en Italie[/i]
Cet attachement trop grand à la forme et la simplicité dans le choix des rimes ainsi que la liberté qu’il met en place sera réfuté au XIIès par des poètes comme Malherbes ou Boileau qui institueront des règles formels très strictes.
La Pléiade : Du Bellay et Ronsard
Du Bellay(1522-1560)
A publié
L’olive. Du Bellay y chante une maîtresse idéale. Sa poésie est inspirée de Pétrarque.
Le pétrarquisme : subtilité précieuse et factice. Suite de comparaisons avec les métaux précieux, astres et divinités. Souffrances physiques, tourments moraux, trrents de larmes, appels à la mort.. ne l’empêchent ni de chérir celle qu’il aime, ni d’être heureux de sa servitude.
Figures rhétoriques : allégories, périphrases, hyperboles,antithèses, jeux de mots, métaphores le plus svt incohérentes.
Cette œuvre artificielle repose sur une conception nvle de l’Amour et de la beauté. Echo à Platon : l’amour pr la beauté terrestre traduit l’aspiration sublime de l’âme vers la beauté divine et idéale. Amour chaste et pur.
+ foi chrétienne :élévations religieuses qui traduisent une émotion plus profonde et plus touchante que la subtilité des poèmes d’amour.
Après s’en être inspiré, Du Bellay va parodier le pétrarquisme dans des poèmes où il ridiculise l’excessive préciosité des sentiments et del’expresion.
[i]Ceux qui font tant de plaintes
N’ont pas le quart d’une vraie amitié
Et n’ont pas tantde peine la moitié
[…]
De vos beautés ce n’est que tout or fin
Perles cristal, marbre et ivoire encor…[/i]
Dans
Les Antiquités de Rome, Du Bellay chante les ruines de Rome. Décrit leur aspect pittoresque. 2voque les ombres du passé, médite sur la puissance du cdestin, la fragilité des choses humaines.
A rapprocher des romantiques !
Dans
Les Regrets exprime le désenchantement, la détresse, l’amertume… auxquelles il mélange parfois une ironie désabusée, opposant à la naïveté de ses rêves les rigueurs de l’implacable réalité.
+ cible les mœurs des courtisans et leur hypocrisie. Du fiel, du miel, du sel
Unit dans le sonnet la satire et le lyrisme
(pourrait être aussi rapproché de Desnos…)
Donne à ses sonnets une régularité qui leur confère une grande perfection formelle. Souplesse évocatrice et nuancé des sons. Musiques incisives, svt douloureuses et désabusées. Âme mélancolique et esprit railleux qui s’exprime parle mystère des harmonies.
[i]Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
Ou comme celui-là qui conquit la toison ;
Et puis est retourné, plein d’usage et de raison ,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas ! de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrais-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup d’avantage ?
…[/i]
Ronsard(1524-1585)
Volonté de restaurer le lyrisme antique.
A écrit des
Odes sur le modèle des odes pindariques(destinées autrefois à être chantées au cours de cérémonies religieuses).
Goût de Ronsard prles grandes envolées rytmiques et des harmonies verbales. A écrit des éloges et des légendes antiques.
Puis ensuite poésie amoureuse et épicurienne dans :
Les Amours de Cassandre (pétrarquisme),
Les amours de Marie (sentiments plus sincères, délicatesse, élégance, charmante naïveté, comp de la femme à la rose)
et
Sonnets pour Hélène.(retrouve l’inspiration pétrarquiste ms avec moins d’artifice et de fougue. Mélancolie. S’inspire de la légende homérique)
Célèbre les fleurs et les oiseaux. Mais à la diff. Du modèle antique, on trouve chez Ronsard une mélancolie. Le poète qui éprouve dvt la nature la tristesse du temps qui passe.
C’est dans
Les Amours de Cassandre que se trouve le fameux poème Mignonne, allons voir si la rose…
Dans Les Amours de Marie on trouve ces vers :
[i]Je vous envoie un bouquet que ma main Cela vous soit une exemple certain
Vient de trier de ces fleurs épanie ; Que vos beautés bien qu’elles soient fleuries,
Quine les eût à ce vêpre cueillies, En peu de temps seront toutes fleutries,
Chutes à terre elles fussent demain Et, comme fleurs, périront tout soudain. ….[/i]….
Or, le poème « L’idée fixe » de Desnos commence ainsi : Je t’apporte une petite algue qui se mêlait à l’écume de la mer et ce peigne… Montre que le poète renoue quelque peu avec le lyrisme de la poésie ronsardienne, mais à la diff de Ronsard, ns n’avons pas chez Desnos cette vision pessimistic de la femme dont la beauté, telle une rose, est éphémère. Au contraire, pour le poète surréaliste, la femme aimée s’apparente plutôt à une image merveilleuse et éternelle. Ainsi dans « Non l’amour n’est pas mort » : ton image étonnant présente à jamais parmis les merveilles perpétuelles de la vie et de l’éternité
Enfin, Ronsard a écrit aussi les
Hymnes : inspiration chrétiene et des mythes païens. Fragments d’épopée, récit animé, scènes vivantes et colorées.
Méditation morale dans
[u][u]L’hymne de la Mort ar ex où il s’efforce de se prouver que la mort est un bien ou qu’il faut du moins avoir le courage de l regarder en face. Ton froid et rhétorique.
La Franciade ressuscite le genre de l’épopée. Mais c’est un échec. A utilisé le décasyllabe plutôt que l’alexandrin or c’est le seul vers qui soit capable d’exprimer l’ampleur, le grandiose…Ici, rythme trop léger, trop chantant.
Enfin dans
Derniers vers de Pierre Ronsard on trouve le touchant « Chant du cygne », sorte d’autoportrait à la fin de sa vie, chant d’adieu du poète…
Publié le 23/05/2009 à 17:56 par blometprepagrr
[ fiche réalisée à partir du manuel de Lagarde et Michard ]
• Tous les arts sont concernés par ce mouvement, même si la poésie se place comme « pilote ». Pour BRETON, la poésie surréaliste est un processus expérimental visant à la « conquête effective d’ »une manière d’exister ».
• Influence du romantisme et du néoromantisme (depuis Baudelaire) : même mvt de révolte. Influence également de W. BLAKE.
• Précurseur : APOLLINAIRE.
Technique d’exploration de l’inconnu : - Univers
- Conscience humaine
Thème du voyage (poète « bourlingueur », exotisme, etc). Voyage au pays de l’insolite : rêve, démence, inconscient.
Le surréalisme permet de se servir du refoulé pour faire de l’art (du coup, aucune doctrine stricte : à chacun son refoulé). Résultats : violence et/ou émotion collective.
Influence sur toute la poésie contemporaine.
A/ LE MOUVEMENT SURREALISTE
1918 : DADA. Révolte : on détruit tout ce qui s’offre à l’esprit dans une entreprise anarchiste de purification (en quelque sorte). On cherche en effet à obtenir un « authentique brut », une « vraie vérité » provenant des restes de la destruction, et donc purifié de toute influence extérieure [cela ressemble à un certain cartésianisme selon moi, avec une nette influence de la théorie de la table rase pour un art plus vrai. Ce n’est pas dit dans le livre, c’est pour ça que je mets ça entre crochets, et puis je me trompe peut-être complètement, alors je préfère préciser que ce n’est qu’une idée comme ça de moi…] Plus grand représentant de ce mouvement : TZARA (Manifeste Dada, 1918).
BRETON découvre, lui, que « l’exploration systématique de l’inconscient » peut être bénéfique à l’art, durant la Première Guerre Mondiale (il y est médecin). En 1919, BRETON et SOUPAULT écrivent Les champs magnétiques, premiers exemple des résultats de l’écriture automatique. [je ferai une fiche de lecture sur ce livre si j’ai le temps…]
1. Le Manifeste du Surréalisme
Membres du groupe :
- Breton
- Soupault
- Crevet
- Desnos
- Eluard
- Aragon
- Péret
- Ernst
- Picabia
Définition du surréalisme : « Automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale » (Le Manifeste du Surréalisme, 1924)
Pour l’écriture automatique : voir le cours de M. Loehr.
En 1930, publication du Second Manifeste du surréalisme, qui défini s’il y a une politique surréaliste, et les
rapports surréalisme/communisme : ces reflexions aboutissant sur l’affirmation d’une totale indépendance du mouvement , dislocation du groupe (ARAGON et ELUARD, notamment, était très engagés dans le communisme).
2. André BRETON (1896-1966)
Entre 1917 et 1918, il fréquente le groupe d’Apollinaire. C’est lui qui affirmera l’indépendance du mouvement face à toute tendance politique ou autre, étant considéré comme le chef du mouvement (surtout entre 1919 et 1924). L’apogée de son œuvre se situe en 1928 avec la publication de Nadja.
Dans son art poétique, importance de la réalité quotidienne et des paysages de la nature (pour tout ce qui concerne le surréalisme en général, voir plus haut). [On remarque quand même que dans sa vision de la poésie BRETON a le même genre de préoccupation que PONGE qui veut par ailleurs lui aussi redéfinir la réalité quotidienne (voir fiche sur « My creative methods », à venir). Similitudes donc…]
Nadja (personnage central du livre du même nom) se présente comme une figure de la « surréalité ». Je retiens cette phrase seulement [je ne l’ai pas lu, juste un extrait, celui du Lagarde&Michard], qui défini la logique comme « la plus haïssable des prisons », dont on doit donc se libéré aussi concrètement que mentalement ; et aussi « Est-il vrai que l’au-delà, tout l’au-delà soit dans cette vie ? ». Réflexions sur la folie (proche de la non-folie ?)
Dans la revue « Littérature », publication de « textes expérimentaux » = invention du langage surréaliste, avec écriture auto et compte rendu de rêve (« enregistrement incontrôlé des états d’âme, des images et des mots »).
Importance du jeu, de l’humour, et de la mystification (dont rend particulièrement compte l’œuvre de DESNOS, voir plus loins).
3. Robert DESNOS (1900-1945)
En 1919 il participe au mouvement Dada puis, par l’intermédiaire de PERET, au mouvement surréaliste. Il y est considéré comme un « génie de l’automatisme verbal ». Poésie du merveilleux et de l’automatique.
Il se détache du groupe des surréalistes vers 1926.
Il meurt en 1945 dans un camp de concentration après être entré dans la Résistance [les poèmes de la Résistance de Desnos sont très beaux, je les recommande chaudement].
Pour tout le reste, voir le cours de M. Loehr, qui est plus détaillé, plus complet, mieux fait, et plus en rapport avec le sujet du concours blanc…
4. Paul ELUARD (1895-1952)
Mélancolie des paysages de banlieue (né à St Denis), ce qui reste présent dans son œuvre. Influencé par les « Unanimistes » [René ARCOS, Georges DUHAMEL, Charles VILDRAC, et par extension Jules ROMAINS, qui ont œuvré dans une abbaye pour la fraternité et la solidarité entre les hommes : je n’en sais pas plus pour l’instant, si j’ai le temps je ferai une fiche sur eux… A situer à partir de 1906]
Etude de la poésie « involontaire » ou de la « sémantique de proverbe et du lieu commun ». Travail sur la tradition poétique française. S’engagera par la suite dans la politique (« Le temps est venu où les poètes ont le droit et le devoir de soutenir qu’ils sont profondément enfoncés dans la vie des autres hommes, dans la vie commune. » 1936)
Œuvre :
- Capitale de la douleur (1926)
- L’amour la poésie (1929)
- La Rose publique (1934)
- Les yeux fertiles (1936)
- Le livre ouvert (1942)
- Le rendez-vous allemand (1944)
Je ne cite pas ici toutes ses œuvres (quoique ce soit normalement complet pour ce qui est des recueils véritablement surréalistes). La rupture avec le mouvement surréaliste se fait en 1934. A la fin de sa vie, il reviendra à une certaine lyrique amoureuse.
5. Louis ARAGON (1897-1982)
- Feu de joie (1920)
- Mouvement perpétuel (1926)
Il cherchait dans le surréalisme un moyen de se libérer, l’utilisant donc plus comme un tremplin vers autre chose que comme une fin en soi.
Cette fiche est très incomplète, mais apparemment le manuel insiste plus sur l’aspect politique de la poésie d’Aragon, qui était pourtant l’un des piliers du surréalisme…
A.
Publié le 23/05/2009 à 15:49 par blometprepagrr
Merci aux visiteurs de ne pas laisser de commentaires influencés par la religion ou la politique: toute tendance confondue, les intégristes n'ont pas à faire de la pub pour leurs opinions privés sur ce site. Merci de votre compréhension (par ailleurs tout commentaire de ce genre sera systématiquement supprimé: ne perdez pas votre temps en endoctrinements inutiles). Les commentaires sur les sujets traités sont en revanche, bien sûr, les bienvenus!
Bonne visite! En espérant que ce blog vous sera tout de même agréable...
Publié le 05/03/2009 à 12:00 par blometprepagrr
Un monde de ressources rares, Le cercle des économistes et Erik Orsenna (2007)
L’avant propos explique que malgré une croissante très importante (le livre date de 2007), les richesses crées ne sont pas forcément bien réparties : Orsenna explique pas exemple que l’Afrique est très riche (bcp de matières premières), mais que paradoxalement les Africains sont très pauvres, à cause surtout de 2 choses :
- Les dirigeants, corrompus, prennent des décisions dans l’urgence des négociations trop rapides ;
- dérégulation du marché trop importante, pas de transparence, et donc concurrence déséquilibrée.
Par ailleurs, plus assez de ressources pour tout le monde, il faut donc apprendre à vivre avec la RARETE (le but de l’économie étant justement de gérer la rareté).
PREMIERE PARTIE : AUJOURD’HUI LA RARETE
« L’économie n’est rien d’autre que l’identification et la gestion des raretés. Les raretés ont toujours existé mais, paradoxalement, la croissance et le développement en créent de nouvelles. L’économiste doit discerner et hiérarchiser les nouvelles formes de raretés liées à la croissance mondiale, et alerter le monde sur la nature et l’urgence des mesures à prendre. » (Erik Orsenna, Voyages au pays du coton)
1. L’ambition de l’économiste : lutter contre la rareté (p.25)
Rareté de l’eau, des ressources agro-alimentaires, de la santé, de l’environnement. 3 types de rareté :
- les nouvelles (eau, air : tout ce qui est lié à l’environnement)
- les anciennes (pétrole, gaz)
- les anciennes dont l’absence représente une perception nouvelle
nécessité de régulation, d’une nouvelle gouvernance pour 2050, pour donner une réponse collective aux problèmes de la planète, mais aussi responsabilités au niveau local.
Quel est le constat ? (p.28)
Pour résoudre le problème des raretés -> ajustement des prix -> inégalités -> redistribution : mais comment opérer une redistribution à l’échelle mondiale ? -> nécessité d’une gouvernance , de plus de régulation supranationale (et donc plus de transparence).
Il faut que la croissance continue mais en profitant à tout le monde.
Quatre principes (p.29)
- (a) principe d’urgence (voir 2e partie)
- (b) principe d’innovation (voir 3e partie)
- (c) principe de développement durable et équilibré (voir 4e partie)
- (d) principe d’une nouvelle gouvernance mondiale (voir 5e partie)
a. risque d’épuisement des ressources énergétiques, il faut agir maintenant. Pour l’agriculture : il faut plus de transparence et d’innovations.
b. la croissance passe par une augmentation des connaissances, qui luttent contre rareté (c’est leur but).
c. meilleure gestion des biens publics mondiaux avec collaboration public/privé.
d. G8=peu représentatif. Il faut élargir la concertation internationale.
2. Où sont les raretés ? (p. 33)
Pour identifier les raretés, il faut :
- prévoir l’évolution des prix relatifs des ressources rares ;
- éviter les désordres par des politiques préventives ;
- repérer les secteurs pénalisés par rareté.
Sept domaines prioritaires :
les matières premières : la croissance nécessite la consommation de matières premières (MP). Or cette conso ne peut pas continuer longtemps, étant donné qu’elle est réduite du fait de la faible conso d’énergie dans les pays encore émergeants, mais que ces pays de plus en plus nombreux vont consommer de plus en plus. Par exemple, en Chine, en 2006, 18 voitures pour 1000 habitants, contre 520 en UE et 770 aux USA. On prévoit une multiplication par 3 pour la Chine en 2016. Or le développement des énergies renouvelables et non polluantes n’est pas assez rapide comparé à l’augmentation de la conso.
l’eau : inégalités entre les pays, pb d’accès à l’eau en Afrique, en Chine, et dans certains pays d’Europe centrale. Eau potable de plus en plus rare.
l’alimentation : certaines productions n’augmentent plus (contrairement à ce qui se passait durant les 90’s), surface cultivable mondiale stagne, contrairement à la pop mondiale qui augmente de 1,2% pas an. Il faut compter aussi avec l’augmentation de l’urbanisation et de l’érosion.
les émissions polluantes : ex du CO2. En 2006, émissions de CO2 en Chine 70% supérieures à celles de l’UE, alors qu’aux USA la conso par habitant est 5 fois supérieure à celle de la Chine. En 2016, les émissions de la Chine seront multipliées par 4, or la Chine n’a aucune envie de faire des efforts ou de modifier sa politique économique.
l’épargne, le capital : pb de l’utilisation de l’épargne. Transferts du Japon et des pays émergeants vers USA alors que cette épargne « ne finance pas des investissements productifs mais des besoins de financements des ménages » (je cite parce que je n’ai pas vraiment compris le fond du pb…).
le travail, l’éducation, l’innovation : pénurie de travail qualifié, de recherche et d’innovation (faiblesse des dépenses de R&D). Main d’œuvre trop peu éduquée, progrès technique freiné (donc baisse de la capacité à produire de la croissance qui ne dépende pas d’une augmentation du volume de production).
les infrastructures publiques, la santé : « Une mauvaise situation sanitaire entraine une perte de croissance, de revenu ». Pb du niveau de vie. « Par ailleurs, le développement nécessite des infrastructures publiques suffisantes » : beaucoup d’inégalités à ce niveau.
On doit s’attendre à une hausse :
- des prix des MP ;
- des prix des permis d’émission de CO2 ;
- du prix de l’eau ;
- du coût du travail qualifié.
3.La rareté au cœur de la nouvelle croissance mondiale (p.43)
La rareté est la raison d'être de l'économie puisque s'il n'y avait aucun pb de quantités, il n'y aurait aucun question à se poser (« quoi comment pour qui »).
Les Etats sont en concurrence pour l'accès aux ressources: il faut mettre en place des institutions capables de gerer ces ressources et leur accès. Il faut une action intérieure et internationale.
Remarque: biens libres/biens pubics=biens non marchands (en tout cas pas encore), comme l'air ou l'eau.
Préservation des sols, de l'eau: nécessité du dvt durable.
La dimension Nord/Sud est par ailleurs à prendre en compte puisque facteurs socio-économiques internes peuvent jouer (un pays mal gouverné ne peut pas bien gérer ses ressources).
« Il est urgent que les pays industrialisés réalisent que la relation entre les riches et les pauvres, et la gestion de l'aide dépassent de loin le seul impératif de solidarité et conditionnent l'efficacité d'une gestion collective de la rareté dans ses différentes formes. » (p.52)
Publié le 16/12/2008 à 12:00 par blometprepagrr
Est ce que vous pourriez ajouter vos parties même si elles sont incomplètes ou brouillons?
Question de vie ou de mort !
Merci d'avance
louise
Publié le 14/12/2008 à 12:00 par blometprepagrr
PREMIERE PARTIE : LA VILLE, UN "MILIEU SOUS TENSION"
I. Un idéal type de la ville
-> fragilisation des valeurs urbaines ("manque dramatique de "culture de ville"", B. Huet)
_les villes de l'écrivain et de l'ingénieur urbaniste:
discours écrivain vient de l'intérieur, c'est un discours poétique, la ville est vécue avec les 5 sens, et diffère dans ce sens de la vision de l'urbaniste ou de l'architecte qui semble réduire la ville à une maquette ou à des plans.
Cependant il peut y avoir un mixe des 2. (architecte=artiste?)
_la ville, théâtre de la vita activa:
-> expérience de la pluralité (espace public) + expérience de la participation (espace politique) -> "mise en scène": rencontre entre individuel et collectif, entre privé et public.
-> dans la culture médiévale, place publique = lieu de rencontre entre culture populaire et culture savante.
-> la ville: condition de possibilité de relations diverses (corporelle, scénique, politique), lieu qui donne "forme" à des pratiques infinies et à une durée publique, tel est le sens initial de la contition urbaine.
(p. 30)
-> expérience urbaine multidimentionnelle
-> progression du privé au public sans que le public soit pour autant l'aboutissement de l'expérience urbaine.
II. L'expérience corporelle ou la "mise en forme" de la ville
_corps multiples (Claudel)
§ antagonisme de Paris et de Londres
-> comment un corps urbain peut-il prendre forme?
(p.33)
-> Paris est partie de l'île de la Cité et s'est peu à peu étendue (enceintes successives)
-> Londres ne s'appuie au contraire ni sur un centre, ni sur un axe. Sa "construction" vient d'une volonté industrielle de produire.
§ New York ou l'art de l'intervalle
-> capacité de mise en relation, échande valorisé (2 rives, 2 fleuves, océan, etc.)
-> corps donne forme à identité de la ville (ville particulière)
_la ville, un milieu sous tension (la Nantes de J. Gracq)
§ Le paradoxe urbain: un espace fini qui rend possible des trajectoires infinies
-> ville doit permettre déplacements infinis. "Caractère effréné" (p.40) -> "mouvement permanent entre centre et périphérie, aspiration centrifuge (...) et séduction centripète"
-> de ces trajectoires résulte une tension.
-> on a des villes trop ouvertes sur l'extérieure (les villes dites provinciales, comme Anger), ou des villes trop tournées sur leur intérieur, comme Angoulème.
§ Espace mental, cosa mentale
-> le parcours (mental) de la ville, bien que rythmé par les monuments historiques, ne dépend pas d'eux. La ville est différente de ses monuments, mais ces monuments appartiennent à la ville (l'image mentale qu'on se fait de la ville prend en compte les monuments historiques mais ne se dirige pas en fonction d'eux)
§ La ville comme affranchissement
-> il faut, pour créer un parcours (une image mentale de la ville), des lieux de rupture qui vont le rythmer.
-> la ville n'est donc pas juste une architecture spécifique tournée vers un centre.
-> ville doit rendre possible formation, qui rendra possible affranchissement de la ville (être capable de s'affranchir du dehors pour aller dans la ville et de s'affranchir de la ville pour aller au dehors).
_tissus narratifs
§ Un espace qui contient du temps
-> ville non réductible à un passé, à un futur, ou à un présent idéalisé, jamais assimilée à un centre ou à une périphérie
-> "double décentrement" (spatial et temporel)
-> pas de début, pas de fin, mais origines et chute.
§ La ville palimpseste (les Tokyo de Lévi-Strauss)
-> ville construite au rythme du temps ("strates historiques")
-> exemple de Tokyo, moderne (+ centre d'affaires) qui contient aussi des maisons basses à l'aspect provincial -> coexistance des contrastes urbains.
[bien sur ce n'est pas fini, mais c'est aussi très incomplet, et je comprendrai que vous ne compreniez pas étant donné que j'ai eu moi-même beaucoup beaucoup de mal à comprendre le bouquin. Je n'ai mis que ce que je pensais être juste et compris, mais il reste possible que je me trompe. En tout cas n'hésitez pas à me poser toutes les questions que vous voulez, peut-être que je fais ici l'impasse sur des choses qui me paraissent logiques puisque j'ai lu le livre, mais qui ne le sont pas car je ne donne pas d'explication. Je suis désolée de ces imprécisions...]
[COLOR=red][COLOR=red]
[COLOR=red]
[COLOR=red][COLOR=red]
Publié le 14/12/2008 à 12:00 par blometprepagrr
Définitions de base :
Centre-ville : quartiers du centre de la ville
Ville-centre : centre d'un ensemble urbain formé de plusieurs communes - commune la plus peuplée en général au centre de l'agglomération à laquelle elle a donné son nom
Centre (ou pôle urbain) : ville-centre et ses banlieues
Périphérie (ou périurbain) : espaces qui entourent les villes se distingue des banlieues par la discontinuité des espaces urbanisés
I - Nouveaux centres, nouvelles périphéries
De moins en moins de français dans les villes
• villes cernées d'une double auréole : banlieues denses et au delà couronne périurbaine
aires d'influence des v centres ne cessent de croître
=> Paris : son aire d'influence déborde les limites de l'Ile de France : plus de 11 m d'habitants sur plus de 1500 communes
• régression de population vivant dans les villes-centres
croissance démographique plus importante en périphéries de la ville espaces ruraux connaissent un renouveau démographique depuis 1990
• organisation du territoire plus complexe qu'une simple opposition ville/campagne : marges périurbaines et espaces ruraux imbriqués l'un dans l'autre
De nouvelles périphéries
• dilution de l'espace urbain depuis 70th très diversifié
75% des Français vivent dans l'espace sous "domination urbaine"
L'étalement des villes
• la croissance démographique des secteurs périurbains sur l'ensemble du territoire s'explique par deux mouvements :
- hausse de population dans les communes
- basculement de communes du secteur rural au secteur urbain causé par une augmentation de la part d'actifs travaillant dans le pôle urbain
II - Une France toujours populaire
Moins d'indépendants, plus de salariés, mais des classes populaires toujours majoritaires
• non-salariés : indépendants exploitants agricole et patrons de l'industrie et du commerce baisse de leurs effectifs due aux dynamiques de concentration salariés : cadres supérieurs, professions intermédiaires et employés nb croissant / régression du nb d'ouvriers
•Classes populaires proportion stable depuis 1950 : 60% de la pop active inversion de la balance : plus d'employés que d'ouvriers
malgré leur importance démographique (7 millions), les ouvriers restent absents des discours politiques
Du mythe de la classe moyenne à la résurgence d'un conflit de classes
• La fin de la mythique "classe moyenne" issue des 30 Glorieuses (qui implique un processus d'homogénéisation sociale)
remise en question par un bloquage de l'ascenseur social
• Les employés précarisés
premières victimes de ce décrochage
régression sociale => les rapproche des ouvriers leurs salaires = ceux des ouvriers : < 25% du salaire moyen
• employés ne revendiquent aucune appartenance de classe => invisibilité sociale
accentuation des inégalités sociales classes pop / sup résurgence d'un conflit de classes
III - La concentration du progrès : la métropolisation
De la croissance urbaine à la croissance métropolitaine
• Une production éclatée et mondialisée...
sites de production intégrés => multiples unités de production plus petites et spécialisées
chaque étape de la production localisée dans l'espace le plus adapté
• ... au bénéfice des plus grandes villes
concentrent les activités les plus prestigieuses nécessitant une main d'oeuvre qualifiée / activités moins valorisées et consommatrices d'espace => périphéries
suprématie des métropoles s'expliquent aussi par dynamisme démographique
L'emploi qualifié dans les métropoles les plus actives
• quinzaine de métropoles françaises concentrent des emplois hautement qualifiés
Paris : 1ère place couvre l'ensemble des emplois
Grenoble, Toulouse, Montpellier et Lyon : dom de la recherche, info, télécommunications, informatique
IV - La désindustrialisation des villes
L'emploi industriel se déplace vers les périphéries
• Après une concentration au coeur des villes (révolution ind), un dépacement vers les banlieues dés 1850 ("ceinture rouge parisienne"), l'industrie se relocalise dans des périphéries urbaines et rurales depuis 1970.
• dynamisme favorable aux périphéries : 40 % de l'emploi industriel (30% en 1975), 60% de l'emploi ouvrier
• alors que les cadres et professions intermédiaires => plus de 45% en ville
La France reste une puissance industrielle
• automatisation + externalisation (industrie sous-traite une part croissante de ses activités à des entreprises du secteur tertiaire) => baisse de l'emploi
• cependant part de la richesse produite par l'industrie importante: presque de 20%
Emploi ouvrier rééquilibré sur l'ensemble du territoire
développement de l'ind à l'Ouest / restructurations anciennes régions ind (à l'Est) et désertion des centres-villes
V - Le prix du logement comme facteur de ségrégation
Explosion des prix de l'immobilier
• plus les espaces attractifs plus les prix augmentent
=> décroissance des prix du centre vers la périphérie
agglo parisienne : prix 2X plus élevés que dans le reste du territoire
L'accession à la propriété de plus en plus difficile
• ménages : de plus en plus de difficultés à changer de logement
55% Français proprio - plus de 50% des cadres et prof intermédiaires, seulement 40% ouvriers et 30% employés
• pour les ménages aux revenus modestes à intermédiaires : accession à la propriété suppose de s'éloigner des centres villes => achètent maison ancienne à rénover ou maison récente dans lotissement périurbain
Exemple : L'agglomération parisienne, une situation exacerbée
6000€ le m2 dans les quartiers les plus riches de la capitale 1000€ le m2
chambre de bonne à Paris (47000€) équivaut à une maison à rénover en mil rural
VI - Les cadres : un appartement en ville et une maison à la campagne
Les cadres au coeur des métropoles
• cadres et professions intellectuelles sup => grands bénéficiaires des mutations écos et urbaines récentes
appartiennent à la bourgeoisie traditionnelle ou nouvelle (plus intellectuelle)
seuls à pouvoir se loger en centre-ville ou dans les communes huppées des proches banlieues - 80% vivent dans un pôle urbain
Les résidences secondaires
• contrairement aux idées reçues ce ne sont pas les cadres qui s'installent à la campagne mais les "néoruraux" sont majoritairement des employés et des ouvriers
• cadres : que 7% dans territoires ruraux
• achat de "morceaux de campagne" tout en restant en ville => hédonisme de la petite bourgeoisie urbaine vers arc méridional et depuis peu côte atlantique => tensions foncières difficiles à supporter pour les résidents locaux par ailleurs contraints de quitter les centres-villes
VII - L'embourgeoisement des quartiers ouvriers : la gentrification
Processus de gentrification :
Quartier ouvrier
1) Déclin des ouvriers arrivée des pionniers : artistes, étudiants...
2) Valorisation du quartier => développement lieux culturels
3) Arrivée des cadres supérieurs
4) Forte progression des cadres supérieurs, fort déclin classes pop
5) Opérations immobilières, réaménagements urbains
Quartier embourgeoisé
La figure du "bobo" : acteur de la gentrification
contraction des termes "bourgeois" et "bohème"
• population jeune, souvent diplômée et de cadres moy et sup travaillant dans le secteur public et l'éco urbaine
s'est installée dans les quartier populaires défend multiculturalisme et mixité - capital avant tout culturel
• discours sur la mythique"mixité sociale" et occultation des inégalités sociales et culturelles générées par la gentrification
Un phénomène qui n'est pas spécifique à Paris
• Lyon => Ier arrondissement : part des cadres moy et sup passée de moins de 20% en 1975 à 65% en 1999
• Lille transformation plus lente
• Marseille : cas particulier car contrairement aux autres grandes villes, classes sup ont pour la plupart déserté le centre-ville pour les périphéries - ce mouvement a entraîné la rénovation des quartiers anciens => démarrage de processus de gentrification dans certains quartiers
VIII - Les classes populaires reléguées dans les périphéries
Du centre vers les périphéries
• XXème s : départ progressif des industries en banlieue touche les ouvriers, puis les employés
entre 1990-1999 : mouvement de décrue se reproduit sur les banlieues
A l'écart du centre et du progrès social
• migration des couches pop vers périphéries => choix contraint, déterminé par la pénurie des logements sociaux en centre-ville, les logiques foncières et la faiblesse des ressources
• Même si le processus d'exclusion démarre dés les 50th, à l'époque, les couches pop sons intégrées politiquement et économiquement (machine éco s'appuyait sur les grandes inds de main d'oeuvre)
• aujourd'hui : tenus à l'écart des pôles dynamiques - émergence d'une "France périphérique"
IX - La nouvelle géographie sociale des villes
La fin de l'opposition traditionnelle : quartiers bourgeois, quartiers ouvriers
• q bourgeois : à l'écart des nuisances générées par les inds mais aussi des classes laborieuses
Les nouvelles dynamiques : centre contre périphérie
• Rennes et Nantes : deux exemples édifiants part des classes pop : baisse au centre, stagne dans les communes périurbaines, augmente dans les marges périph
• Même à Marseille (voir VII) => mouvement similaire
X - Région parisienne : des tendances exacerbées
Un exemple extrême des dynamiques enregistrées dans l'ensemble des villes françaises
• ségrégation date du Second Empire industries autour des gares (surtt Est et Nord) liaisons aux bassins miniers opposition quartiers bourgeois à l'Ouest (=> XVIème ou Neuilly part des cadres de plus de 40%) et Est + populaire
• processus d'exclusion (voir IX) des couches pop - seul secteur où elles se maintiennent : grandes périphéries (confins de la Seine-et-Marne) et surtout communes situées hors région Île-de-France.
Vers une relégation de la classe moyenne
depuis 80th, part dans la pop active : progressé de moins de 20% (contre 60% pour les cadres sup)
prix de l'immobilier => hausse installation dans logements sociaux
XX - La raréfaction du logement pour les couches pop
Le logement social : des difficultés d'accès croissantes
• insuffisant et immobilisé
4 millions de logement / rien que les ouvriers et les employés sont 7m !
• forte baisse de la mobilité parmi les locataires => ds quartiers valorisés maintien de ménages qui trouvent leur loyer avantageux et ds q moins valorisés : pas d'autre possibilité
diffucultés d'accès accrues => parc social se spécialise alors dans l'accueil populat° précaires ou pauvres, alors que 60% des ménages ont des revenus leur autorisant normalement un accès au parc
• démolitions et reconstructions plus dispersées => disparition ghettos dévalorisés ainsi que réduction du parc
Le parc : une spécialisation dans l'accueil des pop immigrées
• parc privé pour pop modestes tend à disparaître => mouvt de rénovation - ménages intermédiaires / aisés
quartiers anciens ayant échappé à ce mouvt se spécialisent ds accueil pop immigrées
• mais certains secteurs => moindres augmentation des prix due à spécialisation ethnique
=> quartier attractif pour promoteurs qui rachètent, démolissent et reconstruisent
Lou : normalement il reste la moitié du bouquin mais je pense que j'ai fiché la partie ppale et que de tte façon même si je fiche la suite, vous n'aurez pas le temps d'apprendre le reste
sinon ya une partie glossaire définition de l'agglomération et autre si ça vs intéresse je peux rajouter ça ...^^